Le 14 avril 2024, 150 citoyen.ne.s se sont uni.e.s pour faire opposition à la construction d’une nouvelle antenne sur le toit de l’immeuble situé à Plantaz 34 à Nyon.
Octobre 2024. La Municipalité a levé toutes les oppositions. Mais nous ne baissons pas les bras !
Nous nous sommes constitué.e.s en association afin de soutenir les citoyen.ne.s souhaitant s’opposer à cette nouvelle installation.
Infos pratiques
QUI PEUT FAIRE OPPOSITION | FAIRE OPPOSITION | FAIRE RECOURS
Le projet mis à l’enquête
Les documents officiels, publiés via le pilier public le 16 mars 2024 dernier nous montrent qu’une antenne est non seulement déjà présente dans le périmètre de diffusion mais que s’y trouve également une école, une deuxième école étant à peine en bordure extérieure du périmètre.
Deux antennes au coeur d’un quartier si densément peuplé et si familial (Plantaz, Paix, Route de St-Cergue) et si proches d’écoles maternelles et primaires (Gai Logis et La Paix), est-ce vraiment indispensable ? Et surtout, est-ce vraiment raisonnable ? Quid du principe de précaution prôné non seulement par la loi mais également par le corps médical et les Médecins pour l’Environnement ? Quid des conséquences écologiques d’une telle prolifération ?
Pour consulter le dossier de mise à l’enquête complet :
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Ce projet d’antenne nous apparaît comme étant particulièrement inapproprié, alors même que :
- une antenne se trouve déjà dans le périmètre de diffusion et que de nombreuses autres antennes quadrillent déjà le périmètre élargi, dit « périmètre d’opposition« . Au total, ce ne sont pas moins de 18 antennes actives qui sont déjà présentes dans le périmètre, toutes fréquences confondues.
. - deux écoles enfantines et primaires se trouvent à proximité directe, c’est à dire à moins de 100m (sic!) de l’Ecole de Gai-Logis et à 200 à vol d’oiseau de l’Ecole de la Paix, dans un périmètre extrêmement proche de la nouvelle antenne envisagée et alors même que ces écoles sont déjà directement exposées à deux antennes : celle de la Route de Saint-Cergue 77 et celle de l’Etraz 54.
. - le principe de précaution devrait prévaloir en matière de technologie mobile, antennes adaptatives, ondes millimétriques et rayonnements non-ionisants et qu’aucune étude sérieuse et impartiale n’a pu prouver à ce jour l’innocuité de cette technologie sur les êtres vivants, malgré les innombrables discours des industriels qui tentent de convaincre la population du contraire, par différentes stratégies rhétoriques et floutage technique.
Nous souhaitons par cette opposition questionner – voire endiguer – la prolifération d’une technologie qui
- favorise l’émergence constante de nouvelles installations, alors même que le territoire est déjà densément équipé dans la plupart des quartiers, et alors même que dite technologie se prétend plus « performante » que toutes les précédents.
. - est depuis de nombreuses années remises en question par des enquêtes et études scientifiques sérieuses et indépendantes – mais soigneusement ignorées par les autorités compétentes – qui démontrent l’effet des rayonnements non ionisants sur le développement du cerveau et sur les organismes vivants (cf page « pour aller + loin « )
. - n’a jamais réussi à prouver son innocuité sur les fonctions biologiques des mammifères – dont l’être humain fait partie – et encore moins sur le développement des enfants, particulièrement vulnérables et à risque de par leur stade de développement.
. - encourage l’utilisation sanitairement et écologiquement délétères d’appareils connectés et de technologie sans fil, dans une course effrénée à la sur-consommation de biens écologiquement autant que financièrement insoutenables sur le long terme, impactant de plus directement la santé mentale des plus jeunes et des plus vulnérables.
A quel point la prolifération de la technologie sans fil – et donc des antennes de téléphonie mobile, impacte-t-elle la santé mentale et physique de notre population, y compris – et surtout – celle des plus jeunes ? Aucune étude scientifique n’a été jusqu’ici prise en considération pour aborder cette question jusqu’ici. Sans doute est-il préférable d’étouffer le problème à coup de somnifères, de calmants et de Ritalin ? Et de remplir les cabinets des psy ?
Au vu de ce qui précède, nous remettons ici en question en priorité le développement inconsidéré de nouvelles antennes dans un quartier déjà généreusement équipé et principalement fréquenté par des enfants en bas âge et de jeunes adolescents, que ce soit dans les écoles ou les logements familiaux qui représentent l’immense majorité de l’occupation du quartier directement impacté par l’implantation de cette nouvelle antenne, que ce soit dans le périmètre restreint ou dans le périmètre plus large concerné par cette opposition.
D’autres critères plus techniques, d’erreurs dans différents point du dossier de demande de permis de construire, sont également développés dans les courriers d’opposition proposées ici.
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